Et ce jour-là, sans le savoir, naissait aussi un peu de l’Algérie. Depuis, elle n’a jamais lâché notre main. Dans les années sombres de la lutte, dans l’exil, dans les combats pour la justice, elle était là. Toujours là. Avec nous. Pour nous.
Cette année, le Festival international du film d’Alger a voulu lui dire merci. L’honorer comme elle le mérite : pour son engagement sans faille, hier comme aujourd’hui. Mais le destin a offert mieux qu’un hommage : il a fait coïncider la clôture du festival avec son 97ᵉ anniversaire.
Au Théâtre national algérien, Mahieddine Bachtarzi, la salle entière s’est levée et l’a applaudit longtemps. Très longtemps. Les applaudissements disaient l’amour, les larmes disaient la reconnaissance.
Et un anniversaire ne pouvant se fêter sans gâteau , le sien est arrivé au terme du diner à l’Hôtel El Djazair , et tout le monde a chanté « Happy Birthday » comme on chante une berceuse à quelqu’un qu’on aime depuis toujours.
Et puis il y a eu cette nouvelle, celle qu’on attendait tous : Elaine est désormais algérienne. Officiellement. Enfin ! Comme si le papier rattrapait enfin le cœur.
Elaine, tu étais là quand on avait besoin de toi. Tu es toujours là quand on a besoin de toi.
Et aujourd’hui, on peut le dire sans rougir : tu es plus algérienne que beaucoup d’entre nous. Ton cœur, lui, est né un 10 décembre.
Et il bat encore, fort, au rythme du nôtre
Joyeux anniversaire, Elaine.
L’Algérie t’aime. Et elle ne te dira jamais assez merci.



