
Ghada
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Bienvenue … et vive le cinéma !
Ma mission à la tête de la direction artistique de ce festival n’est pas une simple tâche organisationnelle, ni une fonction institutionnelle. C’est un retour limpide à la source première du désir, à cette foi intime que le cinéma n’est pas qu’un art visuel, mais un horizon pour la pensée, un souffle pour le rêve, un langage capable de jeter des ponts entre les êtres, d’un bout à l’autre du monde.
De l’Algérie à Nouakchott, en passant par un parcours tissé d’expériences académiques et professionnelles dans l’enseignement, le journalisme, les politiques culturelles, la critique, la programmation et la gestion, mon chemin a croisé celui du cinéma depuis plus de trente ans. Je l’ai habité comme un sujet de recherche, un champ d’analyse, un outil d’éducation et de plaidoyer culturel, une plateforme de transformation sociale. Et je n’ai jamais cessé de poser cette question essentielle : comment redonner au cinéma sa place comme force vive dans l’édification d’une conscience critique et d’une société éveillée ?
C’est dans cette perspective que nous œuvrons à faire du Festival international du film d’Alger un espace fidèle à son esprit originel, enraciné dans sa ville et dans son époque, porteur de beauté et de sens à la fois. Un lieu vibrant, où les histoires et les visions s’entrelacent, où se rencontrent cinéastes, critiques, publics et rêveurs — d’Algérie et d’ailleurs — au rythme du questionnement, du plaisir et de la découverte.
Nous vous invitons, du 4 au 10 décembre 2025, à vivre cette douzième édition comme une rencontre vivante, une expérience partagée, une célébration de ce que le cinéma a de plus précieux : sa capacité à relier les êtres, les lieux et les imaginaires par un fil d’amour… dans une Algérie nouvelle, renouvelée, ouverte sur l’avenir.
Nabila Rezaïg
Directrice artistique
Festival international du film d’Alger

Nabila Rezaïg Biographie
La Biographie de Nabila Rezaïg, directrice artistique du festival
Nabila Rezaïg est une voix forte et engagée du cinéma et de la culture algérienne. Depuis plus de vingt ans, elle met sa plume, son regard et son énergie au service du journalisme culturel, de la gestion artistique et du secteur public. Titulaire d’une licence en histoire de l’Université d’Alger (1994), elle complète son parcours par un master en gestion culturelle à l’Université de Paris (2011), consolidant ainsi un itinéraire déjà nourri d’expérience concrète sur le terrain.
Elle débute sa carrière comme enseignante d’histoire-géographie, avant de faire son entrée dans le monde des médias écrits. À travers ses chroniques culturelles dans le quotidien El Bilad, elle s’impose rapidement comme une signature singulière, au ton critique et sensible. Son intérêt pour le cinéma devient central, et elle publie dans des plateformes de référence comme Elaph, Sharit ou Cinematograph, où elle défend une vision exigeante et profondément humaine du 7ᵉ art.
Son engagement se déploie également sur le terrain des festivals. Elle participe d’abord à l’organisation du Festival de Taghit, puis intègre l’équipe du Festival international du film arabe d’Oran, où elle occupe le poste de directrice artistique entre 2010 et 2011. Entre 2012 et 2016, elle représente l’Algérie au sein du pavillon national du Festival de Cannes et prend part à de nombreux forums internationaux autour de l’avenir du cinéma arabe (Carthage, Le Caire, Abou Dhabi, entre autres).
Forte de son expertise, Nabila Rezaïg assume progressivement des fonctions de responsabilité au sein de grandes institutions culturelles algériennes : chargée de communication à l’Office national de la culture et de l’information, journaliste à la télévision nationale, puis cheffe du département cinéma à l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel. En 2016, elle rejoint le ministère de la Culture comme sous-directrice chargée du soutien à la création artistique, avant d’assurer l’intérim de la direction centrale du développement des arts (2019–2021). En 2021, elle est nommée directrice du Centre algérien pour le développement du cinéma, avec qualité d’ordonnatrice de crédits.
Entre 2019 et 2021, elle occupe également le poste de vice-présidente du Conseil national des arts et des lettres. Elle est désignée, par ailleurs, experte nationale par l’UNESCO pour la rédaction du premier rapport quadriennal de l’Algérie relatif à la Convention sur la diversité des expressions culturelles.
Présente sur les scènes cinématographiques arabes et internationales, elle est régulièrement invitée à siéger dans des jurys de festivals prestigieux : Jérusalem, Nouakchott, Ismaïlia, Malmö, Lucania… Aujourd’hui, elle dirige le bureau Afrique du Nord et Europe de la plateforme Cinematograph, tout en poursuivant son travail critique et éditorial autour du cinéma, qu’elle considère non seulement comme un art, mais comme un levier de conscience, un miroir des peuples et une mémoire vivante de l’humanité.

Appel à films & Conditions de participation
Soumettez votre film et rejoignez une programmation engagée, ouverte sur le monde et portée par les voix du cinéma d’aujourd’hui.
Du 4 au 10 Décembre 2025 à Alger.
Appel à Films – 12ᵉ Édition du Festival International du Film d’Alger

Festival International du Film d’Alger – 12ᵉ Édition
Du 04 au 10 Décembre 2025 – Alger
Créé en 2002, le Festival International du Film d’Alger (Algiers International Film Festival) s’est imposé en 11 éditions comme un rendez-vous incontournable pour les amoureux du 7ᵉ art. Avec passion et détermination, il a su tisser des liens durables entre cinéastes algériens et internationaux, en offrant au public un voyage unique à travers des œuvres venues des quatre coins du monde.
Chaque projection, chaque rencontre, chaque débat a contribué à faire du Festival International du Film d’Alger « Algiers International Film Festival » un pont culturel entre les peuples, un espace de dialogue, un hommage vibrant à l’Algérie et à son cinéma et le cinéma du monde. Un lieu où le film devient un outil de mémoire, de résistance, et d’imaginaire partagé.
Une mission plurielle :
- Valoriser les talents algériens, en leur offrant une scène internationale ;
- Encourager la création, par des résidences, master classes et rencontres professionnelles ;
- Stimuler les échanges interculturels, en accueillant des films et cinéastes du monde entier ;
- Former et sensibiliser les publics, en particulier les jeunes et les publics éloignés ;
- Récompenser l’innovation artistique, à travers plusieurs prix et distinctions.
2025 : Une nouvelle édition, une nouvelle énergie
La 12ᵉ édition s’inscrit dans une vision renouvelée : faire d’Alger une agora cinématographique, un Super Ciné-Club à ciel ouvert, curieux et accessible, où les récits du monde se croisent, se répondent et nous rassemblent.
Le Programme AIFF 2025 :
Une exploration des mémoires collectives, de la diaspora, des émulations et des appartenances, portée par une programmation rationnelle et poétique. Un cinéma ouvert sur le monde.
Au programme : Au cœur d’Alger, le Festival proposera une programmation éclectique. La compétition officielle se déclinera en plusieurs catégories : long métrage de fiction, court métrage, documentaire, ainsi que deux sections inédites introduites cette année : la Compétition Technique et la catégorie « Film Savoir & Sciences » en hors compétition rehaussant cette constellation d’œuvres sélectionnées et offrant un panorama large, curieux et audacieux du cinéma contemporain.
Pensé comme un espace de transmission et de professionnalisation, le Festival accueillera également des Master classes, des résidences d’écriture, des panels critiques et un marché du film — Le Souk AIFF — véritable carrefour d’échanges pour les professionnels, les passionnés et les talents émergents. Un moment fort de dialogue, d’apprentissage et d’opportunités.
Un pays invité d’honneur, focus Palestine, et une mise en lumière du cinéma algérien et africain d’hier et d’aujourd’hui. La sélection des films en compétition sera certainement une quête palpitante qui nous transportera dans les 4 coins du monde.
Mises en lumière :
- Pays invité d’honneur : Annonce à venir
- Focus Palestine.
- Panorama du cinéma algérien et africain, d’hier et d’aujourd’hui
Une équipe engagée pour une ville vibrant le cinéma
Cette édition est portée par une nouvelle équipe artistique et organisationnelle, passionnée, rigoureuse et profondément attachée à faire corps avec la ville et son public. Sous l’égide du Ministère de la Culture et des Arts, en étroite collaboration avec les institutions culturelles, la Commune d’Alger, la Wilaya, les partenaires économiques et la société civile, l’AIFF 2025 entend célébrer le cinéma comme espace de mémoire et de proximité.
Rendez-vous du 4 au 10 Décembre 2025 à Alger.
Appel à films ouvert du 10 Juillet au 10 Septembre 2025.
Appel à projets Le Souk ouvert du 20 juillet au 20 Août 2025.
Le cinéma nous lie. Alger vous attend.

Biographie de Mehdi Hatim Benaïssa, Commissaire
Mehdi Hatim Benaïssa
Commissaire du Festival International du Film d’Alger (AIFF)
Producteur, programmateur et consultant culturel, Mehdi Benaïssa est diplômé de la FEMIS (Paris), où il s’est formé au sein du département Production & Promotion (Promotion 9). Il développe depuis plus de vingt ans une carrière à la croisée du cinéma, de la télévision et de la politique culturelle, en France, aux États-Unis et en Algérie.
Il entame son parcours professionnel à Fox Searchlight Studios (États-Unis), puis auprès du producteur et au sein de Arte France, avant de revenir en Algérie où il fonde Akalim Production en 2011.
En 2015, il coproduit le documentaire événement L’Algérie vue du ciel, réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Yazid Tizi, ainsi que Méditerranée, une fresque audiovisuelle sensible qui retrace les trajectoires humaines sur les rivages du Sud.
De 2016 à 2017, il est nommé directeur de la chaîne KBC, où il supervise des programmes d’enquête et de débat, dans un contexte médiatique en pleine mutation. Il produit également la grande exposition pour les 50 ans de l’Indépendance algérienne, visitée par plus de 80 000 personnes.
À la fois créateur et stratège, Mehdi Benaïssa intervient régulièrement comme conseiller en médias et politiques culturelles, notamment auprès du Ministère de la Culture et des Arts et du Ministère de la Communication, sur les enjeux liés à l’économie du cinéma, aux nouveaux formats numériques, et à la régulation de l’espace audiovisuel.
En 2024, il est nommé Commissaire du Festival International du Cinéma d’Alger renommer Algiers International Film Festival (AIFF). Il y déploie une vision ambitieuse et cinéphile : faire du festival une agora ouverte sur les récits du Sud, un espace de dialogue entre mémoire, identité et création, à l’écoute des bouleversements du monde contemporain.