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Biographie

Le parcours de Nadia Meflah s’ancre dans une passion précoce pour l’analyse critique, la transmission et la médiation cinématographique. Critique de cinéma dès la fin des années 1990 et membre active du Syndicat de la Critique ainsi que de la Fédération Internationale de la Presse Cinématographique (FIPRESCI), elle a très tôt forgé son exigence esthétique en intégrant le comité de programmation de la prestigieuse Semaine de la Critique au Festival de Cannes, de 2003 à 2005.

Son expertise couvre l’ensemble de la chaîne de l’industrie cinématographique — de la programmation à la distribution et à la production, à travers des collaborations avec différentes maisons internationales. Cet ancrage global s’accompagne d’un engagement constant pour la valorisation des cinématographies du Sud, avec une attention toute particulière portée à l’Afrique et au Moyen-Orient.

Son lien avec la création algérienne contemporaine est à la fois profond et continu : elle a œuvré au développement de nouveaux talents via le Bejaia Lab et a, par le passé, accompagné l’essor de notre institution en tant que conseillère à la programmation. Son expertise l’a également menée à siéger au sein de la commission « Aide aux Cinémas du Monde » (CNC / Institut Français), où elle a soutenu avec conviction des œuvres majeures telles que La Dernière Reine et Roqia.

Pédagogue reconnue et enseignante respectée dans des universités de renom telles que Columbia University (New York) et Grinnell College, Nadia Meflah se distingue par une approche inclusive du cinéma. Tout au long de son parcours, elle a tenu à aller à la rencontre de tous les publics, qu’il s’agisse des spectateurs de festivals internationaux ou des publics les plus éloignés des circuits traditionnels— intervenant notamment auprès des personnes en situation de handicap, en milieu carcéral ou dans des structures d’accueil et des foyers.

Également auteure accomplie, elle a publié l’ouvrage Chaplin et les femmes (éd. Philippe Rey) et écrit le film documentaire Oum Kalthoum, la voix du Caire (Arte). C’est la richesse de ce parcours hybride — naviguant entre création, analyse, production, programmation, distribution, pédagogie et actions de terrain — qui définit l’envergure et le formidable potentiel qu’elle apporte aujourd’hui à la direction artistique de l’Algiers International Film Festival.